27.11.2009

Ah oui !

Une journée pour célébrer, je cite :

 

" l'effort mondial pour éliminer la violence contre les femmes "

 

Ah oui ?

 

- en entraînant la gente masculine à la "frappe" supérieure : armée, biscotaux, grosse... bling-bling, chars d' assaut et tueries en tous genres,

 

- en instituant la seule rentabilité et capacité à faire de l'argent comme carotte à faire avancer l'âne,

 

- en continuant à considérer - et à prêcher dans tous les temples - que les femmes ne sont qu'appendices de boyaux mâles exclusivement créées pour le bon plaisir jusqu'à ce qu'elles s'en convainquent elles-mêmes au point de s'en faire greffer des substituts sur tous les endroits possibles de leurs corps.

 

Célébrer ou faire un état des lieux ?

 

C'est pas demain la veille du début du commencement de la fin des violences faites aux femmes 

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Commentaires

Monique,

Je te lis depuis des années mais je n'ai jamais ni osé ni su quoi te dire parce que tu n'es pas dans la suggestion, hein, t'enfonces les portes.

Même si je pense qu'elles sont nombreuses (les portes, tu m'suis ?) à avoir un grand besoin d'être ouvertes (ne serait-ce que pour un minimum d'hygiène mentale), je pense qu'on ne peut pas faire que ça parce que c'est épuisant.

Et puis tu vois, je ne suis pas une intello et j'aurais peur de me planter dans mon analyse des choses.

Tu es militante et je l'ai été aussi durant de nombreuses années dans différentes structures.
Ce que je n'ai jamais supporté, c'est d'adhérer les yeux clos et la bouche fermée.
« Tu dois penser comme nous parce que c'est la ligne » (du parti, de l'assos, de la structure).
Je n'ai jamais possédé de carte d'appartenance parce que j'ai toujours voulu conserver mon libre arbitre et adhérer à quoi que ce soit, c'est avoir à supporter l'autorité et l'arbitraire, l'autocratie que nous dénonçons tous depuis quelques temps.
C'est avoir à supporter aussi, tous les minuscules trahissants qui vendraient leur mère pour une miette de petit pouvoir. Je hais le grand pouvoir, mais je méprise profondément les petits (pouvoirs, tu m'suis toujours ?).

Alors tu vois, il y a quatre ans, j'ai décidé de baisser les bras (mais pas la tête, alouette) parce que j'en ai eu marre, vraiment, de me heurter sans arrêt à des gens sans fantaisie pour ne pas dire cons. On peut lutter avec fantaisie, c'est même fortement recommandé parce que sinon, on devient amer.

Un truc que j'ai oublié dire sur la frustration (de mon côté du miroir...), c'est que ce sera toujours notre lot en tant qu'humaines personnes.
Nos arrière-grands parents, nos parents ont certainement eu des rêves, exprimés ou pas, comme nous en avons.
Et simplement ça, avoir un rêve c'est s'exposer à la frustration, qu'il concerne notre petite vie ou qu'il s'inscrive dans un vaste projet.
Réaliser un rêve personnel et après ? S'en trouver un nouveau ?
J'en ai bien sûr et qui resteront des rêves parce que les rêves nous nourrissent.
Dans ceux qui s'inscrivent dans les vastes projets, je crois que nous sommes mal partis.

Je vais te décevoir certainement, mais je ne saurais pas te parler autrement. Tant de mes certitudes ont mué en doutes au fil des années.

J'ai choisi de faire dans un genre qui doit te paraître bien futile.

Tu m'diras.ou pas.

P.S. J'ai vu Welcome récemment.. Poignant surtout après le reste, après ce qui s'est passé à Sangatte.

Bonne et apaisante nuit.

Ziggie

*********

Sincèrement Ziggie, ça méritait bien chez moi un peu de vide de comt pour en obtenir un de cette teneur.

Oui je te suis parfaitement et en totale communion avec ce que tu dis – Ah les petits pouvoirs !... ceux qui donnent envie de tendre une ficelle au gros gendarme pour qu’il….(je me tais, ça m’excite trop !!!!)

Non tu ne me déçois pas, au contraire. J’aime trop la communication, celle qui permet de mieux se comprendre ; ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas avoir de divergences de vue et de comportement. Nous ne sommes pas tous moulés dans le même tissu et nous n’avons pas tous la même finalité (déjà, avoir la certitude d’en avoir une de finalité… c’est gonflé non ?). Bref, j’épépine, j’épépine.

Depuis des années dis-tu ?... J’espère que, comme le lit de mon petit-fils que ses parents viennent de rallonger –le lit, pas le ptit-fils- j’espère qu’il y a chez moi aussi un mouvement d’évolution vers la grandeur.

Bref, j’épépine, j’épépine.

A mon tour, je vais te dire que je suis venue sur le blog par simple curiosité – donc, pas par besoin – Et que, bien évidemment, depuis Eve tout le monde sait que la curiosité est toujours punie.

J’ai bu la tasse plusieurs fois et faillis me noyer. Actuellement, je suis sur un îlot assez dépeuplé – un seul être vous manque et tout est dépeuplé – mais où je perçois cependant quelques éléments de vie primaire.

Par ailleurs, en me mettant légèrement sur la pointe des pieds, j’aperçois-perçois et j’entends-tends comme une sorte d’Atlantide de douceurs.

Je crie pour me faire entendre mais… Là où on ne nous entend pas, ce sont les autres qui causent (je souhaite que cette phrase soit figée sur ma postérité).

N’ayant pas crié assez fort, ni adhéré non plus à quelque groupuscule que ce soit – par souci de mon petit quantasoi-quantamoi et autre Liberté chérie toujours je te chérirai – je fais partie de ces constateurs dévastés par l’échec de ,son raisonnement.

Car, comme disait je ne sais plus qui : « si tu ne t’intéresses pas à la politique, elle (la s…) elle s’intéresse à toi.

« Welcome » ? oui. Poignant. Dévastateur. Mais tant d’autres choses, et cas, et situations, et abus, et profits, et inhumanités. Est-ce ainsi que les hommes vivent…. ?

Je t’embrasse Ziggie. Merci d’être passée avec une ta hotte aussi bien garnie (je confonds un peu Noël, Sainte Catherine et Saint Nicolas ; J’ai peur que ça soit un peu l’âge en effet). Monique

Ecrit par : Ziggie | 02.12.2009

Je n'ai aucun penchant pour les journées de ci de ça même internationales et pourquoi pas interplanétaires... foutaises. Des journées "bonne conscience" il y en tant et tant...
Je ne baisse pas les bras pour autant même si celà me fatigue de plus en plus.
pourtant, "c'est pas demain la veille... " et tu peux, à ta guise, complèter car ce ne sont pas les sujets qui font défaut: femmes, enfants, malades, vieillards, chômeurs, cons, ( pardon)...
allez, il n'y a pas d'âge pour les illusions contrairement à ce qu'on dit; sinon...
bises fraternelles ( tu acceptes?)

*************

Ton comt ne me surprend pas du tout. Je pensais bien que tu penses ce que tu penses.

Fatigué toi ? Mais tu as toujours l'air d'un jeune homme sur tes photos - Tellement que je n'ose plus le dire de peur qu'on interprète de travers un modeste compliment. photos prises avec amour bien sûr ; tout d'même... tout d'même...

Oui les illusions : il y en a tant que le risque est grand de rajeunir à en retourner à l'état infantile. Un peu de maturité ne ferait pas de mal non plus. Mais je prêche à quelqu'un qui me rassure dans ce domaine. Oui Monsieur, ton comt le prouve.

Bises très fraternelles bien sûr. M

Ecrit par : henri | 02.12.2009

Au début des années 70 avoir commencé à exercer une profession jusque là "chasse gardée"..par les hommes.Avoir connu des humiliations exclusivement dûes à ma QUALITE ( ça c'est moi qui le dis) de femme.

Avoir eu plusieurs fois envie d'accrocher définitivement ma robe ( noire avec rabat blanc)au porte manteau,dans un accès de découragement.

Puis, lever la tête face à cette oppression psychologique et en fin de course, être reconnue, acceptée,puis faire lever la tête à d'autres femmes, violentées psychologiquement et physiquement.

mais comme la route est ( et sera) longue.

Voilà Monique, ma participation qui je l'espère aura plsu de résonance que le sida chez moi!!(je suis sur un ilôt parfois).Tu as lu " Manu"?Bouleversant.

Je t'embrasse

berry

(Tiens, ma Mum qui est touhjousr en "avance" pour mon anniv m'a offert Welcome.

******************

Oui j'ai lu et je suis bouleversée par ces choses de la souffrance d'autrui.

Bien sûr que ta note résonne (un "n" à résonance, 2 "n" à résonner et "raison" qui s'écrit "ai", avoue qu'il y a de quoi...=

- ce petit apparté pour faire diversion et échapper à ce que chacun sait - c'est si violent l'hôpital parfois, la souffrance, le temps qui devient trop compact - les mots manquent.

Au moins tu as une maman qui pense à toi. "Welcome" pour ton anniversaire le 13, pourquoi pas - tu nous en reparlera sûrement.

Je préfère Betty à Berry et je ne me justifierai pas na !

Grosses bises à toi. M

Ecrit par : betty | 02.12.2009

par BERRY mais BETTY ( t'avais compris...)

Ecrit par : betty | 02.12.2009

J'ai pu lire aujourd'hui et suis bien ok avec toi !
Bises
Biche

******

Oui j'ai lu que tu as eu des ennuis de pc et tu me manquais. Nous sommes d'accord et ça fait du bien. Bises. M

Ecrit par : Biche | 03.12.2009

j'ai un rêve depuis tout petit c'est de ne plus voir les mots guerre ,commémoration,viol,maltraitance ,bannis du dictionnaire afin que même un enfant ne puisse plus poser la question :dis papa ,c'est quoi la guerre ,c'est quoi.....MOi non plus je ne fais pas confiance aux partis politiques quels qu'ils soient d'ailleurs .l'interet de la patrie ,tu rigoles .Celui de leur porte-feuille avant tout.Bises Monique

Ecrit par : heraime | 07.12.2009

Je vais te dire un truc Monique, mon mari a 23 ans de plus que moi. A son époque, les enfants n'étaient pas vraiment l'affaire des hommes. Jamais (!), il n'a tenu un fils petit dans ses bras, jamais il n'en a nourri un, jamais il n'a changé une paire de fesses mouillée, jamais il n'a poussé un landau ou une poussette.
Les gamins ont commencé à devenir intéressants vers 3-4 ans à très petite dose et surtout le second, le premier (le fils revenu) n'a pas été franchement investi puisque, bien qu'il soit le fils de son père, j'ai vécu seule avec lui un certain temps.

J'ai quitté mon travail (intéressant mais très prenant) dès que nous avons vécu ensemble (comment feras-tu parce que "moi" je travaille - sous-entendu mon boulot est bien plus important que le tien).

Tu dis "chosifiée", ce n'est pas le mot que j'aurais employé, mais il y a de ça. "Moi ma femme elle est formidable, mère accomplie, maîtresse de maison hors pair, hôtesse exceptionnelle, jardinière aussi et puis elle sait tout faire de ses dix doigts..."
Occuper mes mains, je connais.

Pendant des années, j'ai dû faire dîner et coucher les enfants avant son retour du travail, parce que oui, moi tu comprends, j'ai besoin de détente, j'ai des journées fatigantes.
Pendant des années je n'ai pu avoir de sorties-loisirs-relations extérieures que lorsque les fils étaient à l'école ou bien en leur compagnie.
A 40 ans, j'ai dit ça suffit, je reprends des études (à Paris évidemment puisque j'habitais Chartres) : "mais tu sais bien qu'à moi tu n'as rien à prouver, je t'aime comme tu es... et le soir qui sera là quand je rentrerai ? Qui ?"

Alors je me suis mise au piano parce que ça, en dehors des cours de 14 h à 15 h 30, je pouvais le faire à la maison. Et puis j'ai commencé à œuvrer dans des associations, presque en douce au début. Quand j'ai eu (très vite) des responsabilités associatives, j'entendais sans arrêt la phrase laconique "tu devrais prendre un studio en ville et j'embaucherai quelqu'un". Je n'ai pas cédé mais à quel prix ?

Je ne voulais pas être comme ma mère, une femme en négatif, je voulais être "intéressante" pour lui, je voulais avoir d'autres sujets de conversations que "la maison".

Je n'étais pas encore capable de me dire que c'était seulement pour moi que j'avais envie, tout court, d'autre chose.

C'était chouette d'emporter les légumes du jardin à ses collègues : c'est ma femme... d'offrir des patchworks aux femmes de ses clients : c'est ma femme ...
C'était moins chouette de dire que sa femme s'occupait de taulards, de délinquants, de sidéens. Secret défense.

Lorsque nous sommes venus habiter en Bretagne, il était content. Fini tout ça.
Comme la vie en siamois ne me convient pas vraiment, j'ai recommencé à vouloir voler un peu avec mes petites ailes toutes neuves. Chorale (le soir), responsable de la bibliothèque locale (un sacré boulot) et j'en passe.
"Je n'ai pas déménagé pour ça, je l'ai fait pour qu'on soit deux sinon tu t'en vas".
Pour aller où et comment ?

Aucune autonomie financière.

Marchander, un jour on en a marre, vraiment. Donnant-donnant, c'est une forme de chantage.
Alors on abandonne, on s'abandonne.

Dans un remariage (pour lui, moi c'était mon premier), on devrait s'interroger.

Pourquoi l'autre ne lui convenait-elle plus ? "Je n'avais rien à lui reprocher sauf".
Sauf qu'elle n'était pas assez femme, trop mère, trop introvertie, trop ceci, pas assez cela et puis elle ne s'intéressait à rien ou à pas grand chose..."
Il ne voulait pas d'enfants avec moi, il me voulait moi toute seule, il voulait une amoureuse à vie. "Dès que tu as eu les enfants, tu a changé". Si je n'avais pas eu les enfants, je n'aurais pas tenu 5 ans.

Et puis aussi on se demande comment les choses changent. Il m'a aimée parce que j'étais fantaisiste, insolente, vivante, déconcertante, originale... Pourquoi dans le mariage devrait-on prendre un virage à 180° ? Pourquoi ce qui était formidable avant ne l'est plus ensuite ?

Je n'ai pas élevé mes gosses en gamins-rois, jamais. Je n'étais pas leur copine mais leur mère. Durant toute la période où ils ont vécu à la maison, ils étaient tenus de participer à tout. On avait une relation fantastique de complicité et de respect mutuel qui perdure avec le fils plus jeune.

Je crois que le retour de l'aîné à perturbé gravement l'équilibre fragile de notre vie à deux parce qu'il se positionne maintenant et systématiquement du côté du père (je ne lui demande d'ailleurs pas de se positionner de mon côté mais d'être neutre, ce ne sont pas ses oignons).
Papa est vieux, tu devrais ... Quand papa va traîner avec son seul et unique pote, c'est formidable pour lui, mais quand maman va marcher toute seule au bord de la mer pour respirer, elle n'est pas gentille, c'est une abandonneuse.

En ce qui concerne le partage des tâches, depuis quelques mois j'attends, je ne m'imaginais pas capable d'une telle force d'inertie. En dehors de la bouffe et du repassage (hors fils), j'accepte que la maison soit un bordel pas possible, ce que tout le monde feint de ne pas remarquer, à moins que réellement, ils ne fassent pas la différence entre une maison correctement tenue et un taudis (comme si je m'étais donné du mal toute ma vie pour la peau).

Quand je dois aller à Chartres pour mon père, le fils second suggère au frère quand il est là et au père, de faire un peu d'ordre et de propreté... Parce que Chartres c'est pas franchement des vacances.

A chaque fois que je rentre, le plus jeune est passé pour faire un minimum, mais je ne te dis pas le bordel ambiant.
En juin (je suis partie presque un mois quand mon père a été abandonné par sa compagne) la maison était envahie de puces parce que l'aspirateur n'avait jamais été passé et que j'ai deux chats et un chien. Le linge n'avait pas été lavé non plus parce que moi, tu comprends je ne sais pas faire tourner une machine (le fils revenu ne l'était pas encore, lui il sait), on ne m'a jamais appris (le mari était ingénieur et la technique, les notices et tout ça, c'est pas franchement du sanscrit pour lui).

Peut-être que Duras date (je ne sais pas si elle était gentille, ce n'était pas non plus un modèle, je n'ai aucun modèle), mais quand elle dit que l'homme se prend pour un héros quand il a lavé trois assiettes, chez moi il y a de ça : tu as vu : j'ai fait la vaisselle !
Par contre, j'avoue humblement que les prises de courant sont changées, les fuites réparées et que les gros travaux, les lourds, comme ranger trois stères de bois toutes les 3 semaines, ce ne n'est pas moi qui m'y colle. Le fils second assure l'intendance chauffage de ses vieux parents (rangement et tronçonneuse).

Quand j'observe autour de moi et quelque soit l'âge des protagonistes, je ne trouve pas que ce soit si différent dans la plupart des couples avec enfants sauf que souvent la femme travaille.

Bien sûr que je n'ai pas eu que de mauvais moments (même à Belle-Île ;-), j'ai adoré m'occuper de mes mômes, les éveiller, les rendre curieux de tout et que ma vie n'est certainement pas pires que bien d'autres mais je suis lasse d'être la femme de.
Le mari est intelligent et cultivé, il pourrait aujourd'hui être mon meilleur ami et je le lui ai dit. Il est le mari ou rien.
"Prends-toi un..."

Alors je rêve parfois d'un village comme celui des femmes de la communauté Samburu au Kenya qui se trouve être placé, justement, sur la ligne de l'équateur...

Je ne raconte jamais de conneries, Monique, même si j'aménage à ma sauce tout ce que je dis est vrai me si ce n'est pas franchement intéressant.

Mais je te crois ...

Grosses bises

Ziggie

***************

23 ans de plus que toi. Oui c’est une différence assez conséquente qui, inévitablement et aussi bien de la part de ton cher et tendre ( ?) que de la tienne, vous place un peu au-delà de la majorité représentative (excuse-moi mais c’est période d’élections). Mais c’est aussi la différence qui apporte plus. Plus d’attention, plus de don de soi, plus d’échange.

Il y a chez toi une part très sensuelle et une générosité qui s’exprime constamment. Et c’est très beau. Et c’est précieux. J’ai évidemment écrit un comt qui n’a rien à voir avec vos vies. J’ai écrit comme on chante dans sa salle de bain, juste le plaisir de m’entendre. Parce que je le vaux bien. Mais c’est borné par ce que je veux et que je supporte seulement de voir et de savoir.

Et je m’adonne aux « yaqu’à » et aux « yaqu’à pas » et aux « y avait qu’à pas ». Mais tu mérites plus que ça.

Bien sûr que tous les hommes, comme toutes les femmes d’ailleurs, n’ont pas nécessairement développé la fibre paternelle et maternelle (et je te mouche, et je te borde, et je te récite avec toi la leçon pour demain etc..). Ce serait trop facile et trop simple comme l’accouchement sans les douleurs. Il y a aussi en compte l’histoire familiale et sociale de chacun et l’incidence des caractères.

Mais… et c’est un peu là où je brandis l’étendard. Il y a aussi une volonté à manifester : cette part de responsabilité que nous les femmes avons dans nos relations. Une volonté… ? une exigence… ? je ne sais pas quel mot convient mais je voudrais un mot qui dise bien que dans le cas contraire, c’est un fossé qui se creuse, de plus en plus profond, de plus en plus irrémédiablement destructeur. Destructeur de quoi ? De quelque chose à quoi on tient… ou pas tant que ça… Là est le point essentiel.

Mais si tu m’aimes comme je t’ai.. ai.. aime
Alors prends garde à toi ! Olé !

Je compatis fort au sort des femmes en souffrance quand elles n’ont pas le choix évidemment. Mais parfois aussi (souvent ?), les femmes se posent en gardien de leur propre prison et en font porter la responsabilité aux compagnons de l’autre sexe. Autant que les hommes elles ont bien cette capacité à l’incohérence, vouloir tout et son contraire et pas toujours, non plus la « reconnaissance du ventre ». Mais ça c’est la vie avec tous les cadeaux qu’elle fait ou qu’elle ne fait pas et toutes les ramifications que ça engendre.

Je ne suis pas d’accord avec toi, Ziggie. Donnant-donnant, ce n’est pas du chantage. C’est de l’équilibre. C’est de l’amour parfait. (bon je te l’accorde, c’est fatiguant… ah. Ah ! parce qu’il faut tenir des comptes exacts, avoir une bonne balance et une bonne mémoire – pour se souvenir par exemple du menu service rendu quelque temps auparavant – il y a un peu de coutumes mafieuses là-dedans je te l’accorde mais c’est le prix du bonheur. Des comptes équilibrés, c’est autant valable pour la maisonnée que pour une entreprise).

Regarde les fleurs. Si tu ne leur donnes pas leur dose de lumière, arrosage et bonne terre. Qu’est-ce qu’elles vont faire les fleurs hein, je te le demande ? Et bien elles vont faire la gueule. Et voilà. Si c’est pas donnant-donnant ça. Tout est donnant-donnant. La vie est donnant-donnant.

Ton fils vit quelque chose de très difficile qui vous perturbe certainement les uns autant que les autres. Et je comprends cette souffrance là. Parents, c’est pour la vie. Il nous faut aider, participer, soutenir tant qu’on peut. Aimer ceux dont on veut être aimés.

« Prends-toi un… »… J’avoue humblement, il ne faudrait pas me le dire deux fois. Enfin non, j’exagère ; ça dépendrait du ton et du degré d’abstinence. Et puis ça dépendrait aussi des possibilités. Et puis ça dépendrait aussi de mon état « d’esprit ».

Je souhaite juste te faire sourire un peu et je pense à toi avec beaucoup d’amitié. Tu es généreuse Ziggie. Prends le meilleur et que ton fils aussi s’accroche aux branches.

Je t’embrasse très fort. M

Ecrit par : Ziggie | 13.03.2010

Écriture rapide pas toujours, mais en ce cas précis, tu as raison. Tu ressens bien.
Oui c'était le miroir l'important et le cadeau et la perception.

J'évite généralement les métaphores en public et en direct mais là j'étais un peu à court puisque je me refuse à faire de l'actualité (qui m'a atterrée une fois de plus ce matin) et que produire pour produire n'est pas mon truc.

J'imagine souvent que les gens me prennent pour une nana légère qui ne fait que se regarder le nombril alors que je crois que tout le monde aurait à dire, à exprimer, même maladroitement, ce qu'il vit.
Il me semble que l'individuel rejoint parfois (souvent ?) l'universel.

Mais tu m'as fait sourire d'un beau et large sourire.
A la lecture de ton autre com, chez toi, j'avais pleuré comme une madeleine. Je voulais te répondre et puis je n'ai pas pu.

J'aurais dit que si j'avais encore une bonne mémoire, je n'avais jamais appris à me servir d'une balance et que chez moi ça avait toujours plutôt été donné-donné que donnant-donnant.

J'aurais dit qu'il y a des hommes qui sans arrêt te rappellent que ton ventre leur est redevable (des pères, des maris) et qu'à force tu n'oses plus avaler, au sens propre.
Mais bon.

Le fils premier a été l'amour de ma vie, je l'ai voulu et je l'ai eu seule (mais son père est son père). Nous avons eu une relation évidemment magique.
Ce qui me fait peine, ce n'est pas tant qu'il ne participe à rien, c'est de ne plus le (re)connaître ou de le découvrir si différent de tout ce que ma mémoire a gardé de ce qu'il y avait eu de magnifique, en lui, entre nous.
Peut-être est-ce le fait de t'en avoir parlé, de t'avoir lue et donc d'y avoir longuement réfléchi, peut-être est-ce l'ouverture de la pêche... mais ça va mieux depuis.

« Prends-toi un... » : de la part du mari, c'était un studio Monique. Et là ça m'a fait éclater de rire. Je ne peux pas commenter la suite de ta phrase.

Je me dis que si j'avais eu quelqu'un comme toi derrière les fesses toute ma vie, j'aurais peut-être été différente.
Peut-être que tu m'aurais dit quand j'avais 18-20 ans : T'en fais pas, ça va aller, c'est pas toi le problème...

C'est un peu tard maintenant, mais tu peux toujours venir chanter dans ma salle de bains, tu seras toujours la bienvenue.

Douces bises

Ziggie

************

Certainement je t’aurais dit « c’est pas toi le problème » attendu que (on dirait Geneviève Tabouis mais tu ne l’as peut-être pas connue), attendu que donc :

1°) pour qu’il y ait problème, il faut qu’il y ait un élément extérieur à soi qui engendre une fragilité de l’édifice

2°) que personne d’extérieur à soi ne participe à, ou ne propose, une résolution du problème

3°) que la difficulté de ce problème ne permette pas de le régler seul(e).

Ces trois éléments posés, il me semble plus facile de trouver le recul nécessaire pour ne pas se transformer en coupable ambulant. Responsable d’être et de vivre mais pas coupable..

Question qui a fait ses preuves :
« problème, problème, est-ce que j’ai une tête de problème ? ».



Je n’avais pas saisi l’ampleur des possibilités au sujet du « Prends-toi un… ».
Evidemment, s’il s’agit d’un studio, ce n’est plus un… mais un… chaque jour et avec chaque tenue. On change bien de cravate dans une garçonnière, pourquoi pas de prétentions dans une fillonnière !


« une nana légère » ? Plume, plomb… tout est si relatif.

« des hommes qui sans arrêt te rappellent que ton ventre leur est redevable… ». C’est sûr que, vu sous cet angle… Et pourquoi pas changer d’angle : des femmes qui sans arrêt leur rappellent qu’ils sont, eux, redevables. Sortes de « pompeuses » dévoreuses et cruelles, insatiables réductrices de pouvoir. A pouvoir, pouvoir et demi. Bien évidemment avec des aménagements possibles en fonction de l’évolution des évènements et d’un réel rééquilibrage des comptes et des énergies.

Différent ton fils ? Heureusement. Imagine si nos enfants stoppaient leur évolution juste à l’âge où on les trouve le plus charmants. Je dis ça mais évidemment, moi aussi je n’échappe pas à ces regrets et inquiétudes de voir ce et ceux qu’on aime différents par évolution naturelle et par les aléas de la vie. Mais l’amour est là.

« T’en fais pas, ça va aller, c’est pas toi le problème » car le problème est toujours un élément extérieur.

Je t’embrasse très très fort. M

Ecrit par : Ziggie | 19.03.2010

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