02.12.2009

CINE – DEBAT

J’aime beaucoup ces séances de cinéma où la présence des réalisateurs ou des personnes ayant travaillé sur le film  permettent un échange, ainsi que les questions pertinentes qu’un public intéressé peut poser.

 

J’aime aussi le choix de ces films qui n’ont pas, la plupart du temps, l’audience médiatique qu’ils mériteraient. Cela est vérifiable le plus souvent : pas de tapage médiatique est presque toujours l’assurance d’un film qui présente vraiment un intérêt.

 

Ainsi du film  " ALIKER " 

 

Réalisé par Guy Deslauriers, scénario de Patrick Chamoiseau,

Avec

Stomy Bugsy

Lucien Jean-Baptiste

Xavier Thiam

François Marthouret

 

« Librement inspiré de la vie et de la mort tragique d’André Aliker (1894-1934) »

 

Malgré quelque défaut et erreur historique que l’on puisse y trouver, et comme toute page d’histoire vraie, ce film s’adresse à notre vérité d’être humain. On en ressort plus riche, le cœur bouleversé mais l’espérance en bannière.

 

Tels André Aliker, il y a des êtres humains qui croient si fort en l’intelligence humaine…

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Commentaires

Tu te rends compte qu'avant d'aller voir sur le moteur de recherche (article du monde du 2 juin), je ne savais pas qui c'était. La nulle hein ?

Sinon, si je peux :
La finalité...
Un mot perturbant pour moi et apparemment aussi pour toi. J'y ai songé très jeune (19 ans) parce qu'il me semblait déjà que personne n'en avait (une, de finalité) et surtout pas moi, encore moins moi.
Puis 68 est passé avec une prise de conscience mais toute légère parce que j'étais peu politisée. Néanmoins (avatars de la révolte) j'ai voulu larguer les amarres du Paris où je bossais et je suis partie faire esclave volontaire en kibboutz.
Le sentiment qui me reste de cette expérience, c'est que je suis passée, à cause de mon ignorance, à côté d'un tas de choses. C'était les débuts du Fatah et les traces de la guerre des 6 jours étaient encore partout.
J'ai quand même fait quelques rencontres éblouissantes, les bédouins du Neguev en particulier et puis la mère du kibboutz, une femme exceptionnelle.
Quand j'ai eu mes enfants, je n'y ai plus pensé à cette foutue finalité. Les mômes c'est la joie, la vie qui pousse et te pousse en avant.
De façon récurrente, c'est revenu.
Et il y a deux-trois ans, j'ai consulté un bobologue de l'âme (remboursé par la sécu) pour lui poser question.
Première séance : une heure de larmes, je ne sers à rien, je ne suis rien, je ne sais pas où je vais, j'me cogne partout.
Au fil des mois, de confidences en confidences bilatérales, je lui ai demandé pourquoi il était devenu psychiatre.
Parce que je me posais les mêmes questions que vous et que j'espérais qu'un jour, quelqu'un y répondrait.
Et...
Personne.
Il vous faut accepter de n'avoir aucune finalité, d'être né par hasard, là ou ailleurs, qu'importe, comme tout le monde, comme moi.
Ses presque derniers mots : Carpe diem.
Il quitté la carrière 3 semaines plus tard et il est parti travailler dans un CAT.
Vivre gratuitement, pour rien, sans rien viser, je n'ai jamais su trop faire.
Utile. J'ajoute utile. La finalité de la vie serait de l'être mais c'est tellement présomptueux.

Le blog.
Il faut savoir ce que l'on vise, l'expression ou la communication, l'évocation ou l'objectivité.
Pour moi c'est à 100 % une expression avec visée hautement communicative parce que je vis au sens propre, en zone totalement dépeuplée (et humide).
Mais j'oublie toujours que sur le net et pour la plupart de ceux qui nous lisent, sur un blog, un forum ou ailleurs, on est un personnage fantasmé. Un personnage qui nous échappe à nous-mêmes sauf à parfaitement maîtriser sa plume.
Et même en la maîtrisant bien, on ne sait jamais qui va nous lire, c'est une expérience étrange. On croit dire une chose, on est mal compris, plus on s'explique et plus on s'emmêle. Il faudrait écrire pour chaque lecteur individuellement, ou bien toucher à l'universel.
C'est à la fois amusant, frustrant, réconfortant et douloureux.

Cette petite phrase que tu as inscrite au fronton de ton chez toi : « ...rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour », elle n'est pas là pour rien non plus hein ?

Du coq à l'ane, le livre de Bobin que je préfère c'est La folle allure... « Mon premier amour a les yeux jaunes ».
J'ai acheté La présence pure pour la nouvelle titre.

La curiosité
C'est une qualité qui aide à vivre non ? Elle nous fait aller vers l'autre, quel qu'il soit , elle nous emmène vers des découvertes que nous n'attendons pas et n'importe laquelle d'entre elles peut faire l'affaire.

Je trouve que tu es drôle (dans le genre un peu désespéré, j'connais ça sauf que moi, je ne suis pas drôle) et que tu écris vachement bien.

Ça va être tout pour ce soir parce qu'il faut que j'aille me rouler une clope, alors épépine, reprends pied (sur la pointe), et puis dis-toi (c'est ce que je me dis tout le temps) que si le prix de la liberté c'est la solitude, si ce prix c'est ne jamais s'éparpiller, ne jamais frétiller dans la mare du monde, alors non.
Le dicton (à la con) « mieux vaut être seul que (un peu moins) mal accompagné » a fait long feu.

J'ai évité la politique !

Je t'embrasse aussi .

… et leurs baisers au loin les suivent

Ziggie


*******************

Le Nobel est déjà attribué mais je te décerne le Yesbelle de littérature pour cette année 2009. Sans aucune jalousie, bien que j’admets que la compétition fût très serrée entre toi et moi.

Il me semble que nous avons en commun d’écrire avec plaisir, mais pas seulement. Séances psy, larmes et autres départs en charpilles. Puis l’accouchement des triplés, moi, surmoi et toit du monde.

A partir de là, les triplés et moi entretenons une relation tout à fait plaisante : tendresse, admiration, conseils et sentiments indéfectibles. Mais évidemment, tout a un coût : fidélité, confiance et ferveur obligatoires

Kibboutz dis-tu ?

Fût un temps où je saisissais ce mot dans la plus grande indifférence. Exodus arrivé à bon port. Tout va bien.

Ne pas savoir. Ne pas chercher à savoir. Mais nos actes nous rattrapent… un jour s’ils n’ont pas le respect pour toute la création, pour tous les hommes, sans distinction.

« On se souvient des afflux d’or des conquistadores qui, en donnant une prospérité apparente à l’Espagne, l’ont transformée au contraire en obèse infirme » A. Memmi

Là aussi, les triplés et moi avons fait du chemin.

J’aime ta douceur. J’aimerais en posséder assez pour ne pas être le gros bourrin sur la fine et précieuse porcelaine. Patience et délicatesse. (et une bonne torgnole au passage… là je me reconnais un peu).

J’aimerais, j’aimerais :

- être Saint-Louis sous son chêne
- Jeanne d’Arc et son étendard
- Louise Labbé et sa conscience des choses
- Amie de Mandela et autre Luther King
- Pleureuse aux pieds de la Croix jurant qu’on ne l’y reprendrait pas

Et retrouver la tonne d’amour de là où je viens.

Comme tout le monde, je n’ai pas le souvenir de cet endroit. Je n’ai que celui des toutes premières années, pleines et rondes de tout l’amour du monde, l’autre monde.

« et rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour ».

Que fait Dieu quand les hommes s’entretuent ? Prépare-t-il la fin définitive de cette bande de crétins et leurs croyances en autre chose que lui-même et son œuvre. Toute son œuvre. Tous les hommes.

En me relisant, je trouve mon portrait de ce soir légèrement romancé. Mais qu'importe, ce qui compte c'est le plaisir immédiat de cet échange.

Merci à toi pour çà. Je t'embrasse. Monique

Ps. c'était une journée petits-enfants, je viens juste de rentrer.

Ecrit par : Ziggie | 02.12.2009

un petit coucou en passant
bonne soirée

Ecrit par : bernadette | 07.12.2009

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