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30/10/2014

«Je vois le don fatal»

Entre tare et qualité

Nous avons en commun avec les animaux la capacité de nous mouvoir mais nous avons en plus l’aptitude à nous promouvoir.

Cette différence significative nous porte à tous les excès vindicatifs, à toutes les démesures de prétentions et à tous les méfaits.

 

Nous n’avons que notre intelligence pour soupeser les bienfaits et les méfaits de cette différence.

 

Plus le possédant obtient de sa propre promotion, plus il s’enfle de la nécessité de celle-là et plus il asservit le monde à sa portée pour cette satisfaction qui se nourrit d’elle-même.

Entre tare et qualité

 

L’excès engendre l’excès et si l’homme (au sens large) n’a pas d’autre vertu que celle mécanique de son pouvoir, il ne peut avoir d’autre avenir que de s’entredévorer.

«Je vois le don fatal»

 

O don fatale. Verdi. Florence Quivar. Tucker Gala.

24/10/2014

Puisqu’il faut vivre

Elle portait un collant épais presque blanc et une robe un peu longue pour son âge, d’un rose bien sage imprimée de petites fleurs discrètes presque blanches. Un bandeau de cette même couleur presque blanche, retenait ses cheveux clairs.

Peu d’enfants jouaient dans le square et quelques mères bavardaient entre elles. Je m’étais assise sur un banc à l’écart.

Je ne sais pas pourquoi elles sont venues à deux, fillettes d’environ 8 à 10 ans, debout près de moi. Celle que j’avais remarquée s’est approchée davantage et m’a demandé si j’étais «…..». Etonnée et amusée tout d’abord, j’ai répondu «Non», avec un sourire. Elle m’a lancé un «mais comment vous pouvez vivre alors ? ». Puis elles se sont éloignées.

Il y a eu comme une petite résonance en moi et je suis restée un peu saisie. Puis je me suis efforcée à n’y plus penser au prétexte que c’étaient des enfants.

Mais une résonance, c’est quelque chose qui revient buter sur les parois du cœur sans qu’on puisse prévoir la chose.

Je me suis à chaque fois obligée à minimiser mais de plus en plus souvent, et sans doute aussi par d’autres résonances, l’idée de l’anomalie de cette phrase m’a donné à  réfléchir  et à admettre que cela n’était ni innocent ni normal mais bel et bien le reflet d’un discours communautariste qui renie et la différence et l’humanité de tout autre.

Et, voilà, cela me rend triste chaque fois que j'y pense et je sais très bien qu'elles ne sont pas un cas isolé mais que c'est de plus en plus par mimétisme du discours des adultes que ce monde évolue vers tant d'intolérance.

Soprano - Puisqu'il faut vivre

 

 

 

 
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