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01/03/2018

SHIIIT, le sourire

Vous l'aimez bien, vous, Madame Prout Enrelief ?
Elle a un sourire très blanc et plein de fatuité non ?
Il est vrai qu'avec un salaire plus que confortable,
les soins dentaires lui sont comme qui dirait, acquis.
Et le soutien indéfectible des/par/pour/avec/ toutes autorités,
concoure à cette joie sadique de jouer du pipeau dans le concert aux nations invalidées, qui s'exprime dans l'encadrement pulpeux qui entoure les dents.
C'est, n'est-il pas, le sourire d'un standing que nous sommes accrédités à bien vouloir évaluer comme inatteignable tant celui ou celle qui le possède est celui ou celle qui le vault bien par la force du mystère qui met à l'aise les uns pour mieux léser les autres.

27/02/2018

NON

NON, ce n'est pas le froid qui tue,
qui vient à bout de l'être humain.
NON !

C'est la misère qui tue, 
la misère ENGENDREE 
par le non-partage de CEUX qui accumulent un argent fou, pharaoniquement dément, sur le dos de ceux à qui ils n'accordent plus rien.
Ceux qu'ils ont exploités, volés, lésés, usés jusqu'à la moelle.

C'est du vol de la dignité humaine de chaque survivant
dont sont comptables ces bâfreurs
et du crime de cannibale pour chaque décès dans la rue et chaque mort sous les balles.

19/02/2018

Extrait :

"La nuit, dans le bois d'oliviers, tout en observant la vaste étendue de la mer ondoyant à l'infini sous l'éclairage de la lune, ils discutèrent de la relation, intense bien que difficile à exprimer, qui existait entre l'homme et le paysage, entre le contemplateur et l'objet de sa contemplation, une relation magnifique qui permettait à l'homme d'avoir une vision du tout, c'était même la seule occasion, dit Falke, dans la vie, où l'homme pouvait voir le tout, réellement et indubitablement, toute autre forme d'appréhension du tout n'était qu'un produit de l'imagination, une idée, un rêve, tandis qu'ici, poursuivit Falke, ce tout était réel et authentique, effectif, il ne s'agissait ni d'un mirage, ni d'une illusion d'optique, n'avait pas été imaginé, pensé, rêvé, non, l'homme contemplant le paysage voyait tout le processus de la vie en pleine activité, la vie dans sa quiétude hivernale, la vie dans son effervescence printanière, le tout apparaissant dans ses infimes détails, la nature, dit Kasser, représentait la seule et unique certitude incontestable, l'alpha et l'omega de l'expérience, et de l'émerveillement, car ici plus qu'ailleurs, face à la nature, on ne pouvait que frémir, être ébranlé, ému par quelque chose dont on savait, même si l'on n'en comprenait pas l'essence, qu'elle nous parlait, oui, on ne pouvait que frémir, être ébranlé, ému, poursuivit Kasser, dans cette situation privilégiée qui nous était offerte de pouvoir juger cette beauté illuminant le tout, même si ce jugement se limitait à un émerveillement empreint d'émotion, car c'était beau, dit Kasser en désignant la vaste étendue de la mer ondoyant à l'horizon, le mouvement continu et infini des vagues, la lumière de la nuit se reflétant sur leurs crêtes, et les montagnes derrière eux, et les plaines au loin, et les rivières, et les forêts, tout cela était beau et d'une richesse incommensurable, dit Kasser, il fallait absolument ajouter cela, cette richesse et cet incommensurable, car dès sue l'homme réfléchissait à ce qu'il entendait quand il parlait de nature, il se noyait presque inévitablement dans cette richesse et cet incommensurable......"

extrait de :

"GUERRE & GUERRE" de Laszlo Kraznahorkai

-- traduit et imprimé aux Ed Cambourakis 
Septembre 2013

06/12/2017

AVE CESAR

L'idolâtrie m'emmerde
parce qu'elle nous rend imbécilement contents, émerveillés, mais si niais,
incapables de discernement, de critique et de mise à niveau des forces et événements.
Elle nous fait le regard acquis à César et nous laisse ignorants de la fosse aux lions

28/11/2017

Ce qui nous dépasse

 

"Nous sommes pressés parce que nous n'avons pas le temps,
 
et, paradoxalement,
 
nous n'avons pas le temps parce que nous voyageons en voiture.
 
 
Si nous allions à pied, nous aurions plus de temps et ne serions pas pressés."
 
 
 
Lettres du Sahara - Alberto Moravia
 
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