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27/02/2018

NON

NON, ce n'est pas le froid qui tue,
qui vient à bout de l'être humain.
NON !

C'est la misère qui tue, 
la misère ENGENDREE 
par le non-partage de CEUX qui accumulent un argent fou, pharaoniquement dément, sur le dos de ceux à qui ils n'accordent plus rien.
Ceux qu'ils ont exploités, volés, lésés, usés jusqu'à la moelle.

C'est du vol de la dignité humaine de chaque survivant
dont sont comptables ces bâfreurs
et du crime de cannibale pour chaque décès dans la rue et chaque mort sous les balles.

19/02/2018

Extrait :

"La nuit, dans le bois d'oliviers, tout en observant la vaste étendue de la mer ondoyant à l'infini sous l'éclairage de la lune, ils discutèrent de la relation, intense bien que difficile à exprimer, qui existait entre l'homme et le paysage, entre le contemplateur et l'objet de sa contemplation, une relation magnifique qui permettait à l'homme d'avoir une vision du tout, c'était même la seule occasion, dit Falke, dans la vie, où l'homme pouvait voir le tout, réellement et indubitablement, toute autre forme d'appréhension du tout n'était qu'un produit de l'imagination, une idée, un rêve, tandis qu'ici, poursuivit Falke, ce tout était réel et authentique, effectif, il ne s'agissait ni d'un mirage, ni d'une illusion d'optique, n'avait pas été imaginé, pensé, rêvé, non, l'homme contemplant le paysage voyait tout le processus de la vie en pleine activité, la vie dans sa quiétude hivernale, la vie dans son effervescence printanière, le tout apparaissant dans ses infimes détails, la nature, dit Kasser, représentait la seule et unique certitude incontestable, l'alpha et l'omega de l'expérience, et de l'émerveillement, car ici plus qu'ailleurs, face à la nature, on ne pouvait que frémir, être ébranlé, ému par quelque chose dont on savait, même si l'on n'en comprenait pas l'essence, qu'elle nous parlait, oui, on ne pouvait que frémir, être ébranlé, ému, poursuivit Kasser, dans cette situation privilégiée qui nous était offerte de pouvoir juger cette beauté illuminant le tout, même si ce jugement se limitait à un émerveillement empreint d'émotion, car c'était beau, dit Kasser en désignant la vaste étendue de la mer ondoyant à l'horizon, le mouvement continu et infini des vagues, la lumière de la nuit se reflétant sur leurs crêtes, et les montagnes derrière eux, et les plaines au loin, et les rivières, et les forêts, tout cela était beau et d'une richesse incommensurable, dit Kasser, il fallait absolument ajouter cela, cette richesse et cet incommensurable, car dès sue l'homme réfléchissait à ce qu'il entendait quand il parlait de nature, il se noyait presque inévitablement dans cette richesse et cet incommensurable......"

extrait de :

"GUERRE & GUERRE" de Laszlo Kraznahorkai

-- traduit et imprimé aux Ed Cambourakis 
Septembre 2013

06/12/2017

AVE CESAR

L'idolâtrie m'emmerde
parce qu'elle nous rend imbécilement contents, émerveillés, mais si niais,
incapables de discernement, de critique et de mise à niveau des forces et événements.
Elle nous fait le regard acquis à César et nous laisse ignorants de la fosse aux lions

28/11/2017

Ce qui nous dépasse

 

"Nous sommes pressés parce que nous n'avons pas le temps,
 
et, paradoxalement,
 
nous n'avons pas le temps parce que nous voyageons en voiture.
 
 
Si nous allions à pied, nous aurions plus de temps et ne serions pas pressés."
 
 
 
Lettres du Sahara - Alberto Moravia

21/11/2017

Serons-nous pardonnés ?

Serons nous pardonnés,
qui nous absoudra pour tant de mal fait ?
Des femmes meurent, écrasées, pour un peu de pain.
D'autres,
D'autres,
Et tant d'autres encore,
Hommes, femmes, enfants, qui n'ont plus rien, ou si peu de choses.
D'autres,
D'autres,
Comme du bétail, qu'on enchaîne et qu'on vend.
Et tant d'autres encore,
Hommes, femmes, enfants, qui dorment sur des sols froids ou dans la boue.
 
Serons nous pardonnés,
nous qui, bien que n'ayant rien volé, nous taisons et rions et mangeons ?
Nous qui ne nous révoltons pas et qui n'avons qu'un souhait, grimper ou rester dans ce train de l'enfer,
Serons-nous pardonnés ?
 
Bien qu'il nous échappe que, partout, les guerres et leur haine et la mort,
partout,
partout sur la terre,
Les guerres, et la haine et la mort, sont les rails de ce putain de train d'enfer.

 
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