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24/12/2014

Lui qui a écrit...

Dans un passage de lettre de Paul Eluard à Joe Bousquet,

il écrit :

"Noël ? Je hais Noël..."

Paul Eluard, un des poètes que j'affectionne le plus, qui porte l'Amour à un si haut niveau,

Lui qui écrit :

"Laissez-moi juger de ce qui m'aide à vivre"

 

Lui qui écrit :

"Sur l'absence sans désir

Sur la solitude nue

Sur les marches de la mort

J'écris ton nom..."

 

Je m'étonne,

Je m'étonne seulement

car, s'il ne l'a fait naître le mot  LIBERTE , il a majestueusement participé de son souffle.

Et, pour moi, c'est cela Noël, la naissance du VERBE qui n'existe que par la LIBERTE.

 

BON NOEL A TOUS

 

11/12/2014

Moi tu...

Moi tu vois,

je suis différent, différente.

je ne pense pas la plupart du temps comme toi.

Il y a plein de choses que je ne fais pas comme toi, que je n'entends pas, que je ne vois pas

comme toi.

Toutes ces choses, toutes ces apparences, toutes ces façons d'être et de s'exprimer, me font

unique

et distante de toi.

Parfois très distante.

Mais il y a une certitude, cependant, dont je ne peux me "déshabiter".

Cette certitude est que nos os sont semblables et s'alimentent

du même sang,

de la même chair

et qu'une fois morts, il n'y aura plus de différence entre nous.

serons-nous jugés ?

Je ne sais pas

Mais je sais que vivants, nous n'en finissons pas

de nous juger les uns les autres

jusqu'à en oublier,

dans le pire des cas,

que nous sommes tous

          de la même chair

          du même sang

          des mêmes os

          de la même race.... humaine..... HUMAINE !!!

 

 

 

14/11/2014

La disparition de la classe moyenne chez les abeilles

Le problème de la classe moyenne c’est qu’elle a toujours «gobé» le principe de la croissance sans se soucier ni d’équilibre ni d’équité, qu’elle soit environnementale ou sociale.
La disparition de la classe moyenne est bien la preuve du «mal-fondé», de l’inanité de ce comportement à vue courte et mimétisme au coude à coude, où on ne pense qu’à son confort immédiat sans se soucier du reste.
C’est le plus souvent dans la nature humaine  de se conduire ainsi, de ne pas chercher à anticiper les évènements et ceux qui mettent en garde, ceux qui ont une vision plus élevée et plus large, sont toujours combattus ou méprisés et qualifiés d’être des emmerdeurs, des petits joueurs ou des rabat-joie.
La disparition de la classe moyenne bien portante n’est pas encore trop visible parce qu’il y a de beaux restes – telle la partie visible de l’iceberg qui cache la partie immergée – Il suffit de voir tous les endroits bondés de monde où un certain luxe et niveau de vie s’affiche. Et c’est bien plus évident de regarder tout ce qui brille plutôt que tout ce qui pourrait nous alarmer.
Il est vrai aussi qu’une partie de cette classe moyenne s’enrichit davantage et entretient l’illusion qu’il suffit de se «lever tôt» comme disait l’autre. Oui, nombreux y croient encore à tous ces discours et ne cherchent ni ne comprennent l’origine des difficultés de ceux, de plus en plus nombreux, qui se font éjecter du train fou – les abeilles disent «exterminés» mais libre à elles d’utiliser les mots qui leur semble le plus appropriés.
Sans doute nous n’avons pas encore assez atteint le fond du fossé pour que nous commencions tous à réaliser à quel point la planche est savonneuse et ne permettra qu’à de moins en moins de monde de s’y raccrocher.
Seuls seront préservés ceux qui auront pu engranger dans leur paradis fiscaux. A moins que de nouveaux éléments, tels des trouble-fête viennent changer cette donne qui paraît tellement actuellement inéluctable.
Un miracle… oui les abeilles attendent un miracle !

George Dalaras - Giorgos Ntalaras - "La Malagueña"

10/11/2014

Demandez… demandez l’amitié… la belle amitié !

Au grand marché - avec ou sans puces -

au grand marché de l'amitié

on trouve tout à satiété.

Demandez… demandez l’amitié… la belle amitié !

Ouais… ce petit costume trop étriqué qui, dès qu’on l’enfile, vous pète aux entournures ?

Ouais… cette petite queue toute grignotée par un petit monde secret  et qui se dit renard et qui pue comme du putois ?

Ouais… ce pantalon, cette jupe, ces chaussures qui suent la sueur de ces trop maigres petites mains de petits enfants qui n’ont pas le droit de l’essuyer tant elle coule dans leurs yeux et tant le temps leur est compté et qui l’ont laissée tomber comme on laisse son corps qui n’en peut plus tomber sur un sol encore bien plus doux que le cœur de tous ces marchands d’amitié ?

Demandez… demandez l’amitié… la belle amitié !
Celle du ventre plein,
de la bourse rebondie
de l’aisance du geste         
de la voix gracieuse.
Prenez et mangez ceci est mon amitié
 et payez parce que vous le valez bien.

 

Et puisque vous me plaisez parce que ça nous change de ces petits désirs minables vous savez

je vous en remets une petite tranche de plus de la belle amitié.

Demandez… demandez l’amitié… la belle amitié !

"Ball And Chain Big Mama Thornton "

 

30/10/2014

«Je vois le don fatal»

Entre tare et qualité

Nous avons en commun avec les animaux la capacité de nous mouvoir mais nous avons en plus l’aptitude à nous promouvoir.

Cette différence significative nous porte à tous les excès vindicatifs, à toutes les démesures de prétentions et à tous les méfaits.

 

Nous n’avons que notre intelligence pour soupeser les bienfaits et les méfaits de cette différence.

 

Plus le possédant obtient de sa propre promotion, plus il s’enfle de la nécessité de celle-là et plus il asservit le monde à sa portée pour cette satisfaction qui se nourrit d’elle-même.

Entre tare et qualité

 

L’excès engendre l’excès et si l’homme (au sens large) n’a pas d’autre vertu que celle mécanique de son pouvoir, il ne peut avoir d’autre avenir que de s’entredévorer.

«Je vois le don fatal»

 

O don fatale. Verdi. Florence Quivar. Tucker Gala.

 
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