16.06.2008

MOZART EST CONDAMNE

Je me penchai sur ce front lisse, sur cette douce moue des lèvres, et je me dis : ... voici Mozart enfant, voici une belle promesse de vie... protégé, entouré, cultivé, que ne saurait-il devenir !... Mais il n'est point de jardinier pour les hommes... Mozart est condamné.


Saint-Exupéry


Mozart est condamné !

23.05.2008

la « positive attitude ».

« C’est la raison, dit Rousseau, qui replie l’homme sur lui-même ; c’est elle qui le sépare de tout ce qui le gêne et l’afflige (…) ; c’est par elle qu’il dit en secret, à l’aspect d’un homme souffrant, péris si tu veux, je suis en sûreté. »

La bêtise n’est pas l’adversaire de l’intelligence, mais plutôt de l’intranquillité.

La bêtise, c’est l’antalgique auquel on doit d’être indifférent aux souffrances d’autrui. La bêtise ne pense pas, mais elle est indispensable.

De la même façon que les hommes sans courage se cachent dans la foule pour crier avec elle, la bêtise – tout en n’épargnant personne - donne le sentiment de la sécurité. Elle fait comme s’il suffisait d’avoir un toit pour être à l’abri, ou d’habiter dans une tour d’ivoire pour ne jamais mourir.

Sous l’effet de la bêtise, l’intersubjectif devient l’interchangeable, l’intime devient l’impudique, l’insoumission devient l’institution.

La bêtise s’impose quand la discussion capitule devant l’argument d’autorité, ou quand, à force de parler à tout le monde, celui qui parle n’a soudain plus rien à dire : la bêtise, c’est la « positive attitude ».


Gilles DELEUZE, “Différence et répétition“, Minuit ed

21.01.2008

Du petit "a" au grand "A"

“ Quand je parlerais les langues des hommes et des anges,
si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance,
quand j'aurais même toute la foi pour transporter des montagnes,
si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien.

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres,
quand je livrerais même mon corps pour être brûlé,
si je n'ai pas l'amour cela ne me sert à rien.

L'amour est patient, il est plein de bonté ;

l'amour n'est point envieux ;

l'amour ne se vante point,
il ne s'enfle point d'orgueil,
il ne fait rien de malhonnête,
il ne cherche point son intérêt,
il ne s'irrite point,
il ne soupçonne point le mal,
il ne se réjouit point de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité ;

il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

L'amour ne périt jamais. ”


La Bible, I Corinthiens 13: 1-8a.

16.01.2008

SOLDES .... SOLDEs ...SOLDes ...SOLdes ...

.......tous ceux qui sont « Humains, trop Humains » doivent disparaître :

TROISIEME MILLENAIRE :

LIQUIDATION TOTALE,

TOUT DOIT DISPARAÎTRE...


Mireille Jean-Gilles - Le voyage en Haïti -Extraits

08.12.2007

Une « pensée de tremblement »

ma pensée est une « pensée de tremblement » qui refuse toute forme de caté

Contrairement aux systèmes de pensée que sont l’empirisme, le cartésianisme, l’hégélianisme, le marxisme ou le socialisme, systèmes par lesquels l’Occident s’est imposé aux autres,

Edouard GLISSANT

Ses réflexions sur l’identité antillaise ont inspiré une génération de jeunes écrivains antillais autour des concepts de créolisation et d'antillanité, dont Patrick Chamoiseau, Ernest Pépin, Audrey Pulvar ou encore Raphaël Confiant.

Cette antillanité serait fondée sur la notion d'identité multiple, ou d'identité rhizome, ouverte sur le monde et la mise en relation des cultures. Face au mode binaire des discours de la négritude (déployé par Aimé Césaire en Martinique, par Léon Gontran Damas en Guyane, par Guy Tirolien en Guadeloupe) et de l'assimilation, il définit bon gré mal gré une troisième voie. Ecrivain militant, il cherche à définir une approche poétique et identitaire pour la survie des peuples au sein de la mondialisation à travers le concept de mondialité.


Son influence sur la politique martiniquaise reste certaine notamment dans les milieux indépendantistes ou écologistes.

Édouard Glissant est un écrivain, poète et essayiste français, né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie, en Martinique.

Titulaire d’un Doctorat ès lettres, il publie ses premiers ouvrages après des études en ethnographie au Musée de l'Homme, d’histoire et de philosophie à la Sorbonne. Au départ adhérant aux thèses de la Négritude, il élabore par la suite le concept d’antillanité et de créolisation. Alors proche des thèses de Frantz Fanon, Il fonde , accompagné de Paul Niger, en 1959 le Front antillo-guyanais d'obédience indépendantiste, puis autonomiste, ce qui lui vaut une interdiction de séjour de 1959 à 1965 sur son île natale pour séparatisme. Il est signataire du manifeste des 121 en 1960. Certains de ses ouvrages, tel le Discours Antillais reste très marqué par son engagement anticolonialiste. Il revient en Martinique en 1965 et y fonde l’Institut martiniquais d'études, ainsi qu’Acoma, un périodique en sciences humaines. Remarqué pour son travail, il devient de 1982 à 1988, le directeur du courrier de l'UNESCO. Il vit actuellement à New York où, depuis 1995, il est « Distinguished Professor » en littérature française, à la City University of New York.


En janvier 2006, Édouard Glissant s'est vu confier par le président Jacques Chirac la présidence d'une mission en vue de la création d’un Centre national consacré à la traite et à l’esclavage.

En 2007, il crée l'institut du tout-monde.

Bibliographie
Un champ d’îles, poème
La Terre inquiète, poème
Les Indes, poème
La Terre inquiète', poésie, 1955
La Lézarde, roman, 1958, prix Renaudot
Le sel noir, poésie, 1960
Monsieur Toussaint, théâtre, 1961
Le Quatrième Siècle, roman, 1964
Un champ d’îles, La Terre inquiète, Les Indes, poésie, 1965
Le discours antillais, essais, 1981
La case du commandeur, roman, 1981
Pays rêvé, pays réel, poésie, 1985
Poétique de la Relation, essais, 1990
Tout-Monde, essais, 1993
Faulkner, Mississippi, Stock, Paris, 1996, rééd. Gallimard, "Folio essais", Paris, 1998, 368 p. (ISBN 2-07-032981-X)
Traité du Tout-Monde, essais, 1997
Mahagony, roman, 1997
Malemort, roman, 1997
Le quatrième siècle, roman, 1997
Sartorius..., roman, 1999
Le monde incréé, poésie, 2000
Ormérod, roman, 2003
La cohée du lamentin, essais 2004
Une Nouvelle région du monde. Esthétique 1, essais 2006

source Wikipédia 05-09-07