27.03.2008

LAICITE : entre victoire et défaite

Charlie Hebdo relaxé : VICTOIRE !

La justice a confirmé en appel la relaxe du directeur de publication de Charlie Hebdo, Philippe Val suite à la plainte déposée par des organisations musulmanes concernant la parution dans ce journal de caricatures du prophète Mahomet.

Selon la cour d’appel de Paris, il ne s’agit pas d’une « injure » faite aux musulmans, puisque ces dessins « visent clairement une fraction et non l’ensemble de la communauté musulmane ».

Philippe Val a parlé de « victoire pour la laïcité ».

C’est une victoire pour la laïcité.


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DEFAITE !

Le discours du Chef de l’Etat sur nos racines chrétiennes :


"La République a intérêt à ce qu’il existe une réflexion morale inspirée de convictions religieuses",
Le chef de l’Etat entend "valoriser" les "racines chrétiennes" de la France

Extraits du discours de Latran :

un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence.

la morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite et surtout parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité.

Comme l’écrivait Joseph Ratzinger dans son ouvrage sur l’Europe, "le principe qui a cours maintenant est que la capacité de l’homme soit la mesure de son action. Ce que l’on sait faire, on peut également le faire". A terme, le danger est que le critère de l’éthique ne soit plus d’essayer de faire ce que l’on doit faire, mais de faire ce que l’on peut faire. Mais c’est une très grande question.

Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance.

La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu’on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction c’est qu’ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs et d’espérance.

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L'Eglise a dû s'adapter à la société démocratique et républicaine pour ne pas disparaître, mais, loin de l'avoir faite, elle l'a combattue.

Espérons que la société démocratique et républicaine n’ait pas à s’adapter à nouveau à l’Eglise.